Après les paysages grandioses du lac de Guerlédan, laissez-vous emmener dans un lieu où l’écho du travail résonne encore. Niché en pleine forêt de Quénécan, le village des Forges des Salles est une véritable capsule temporelle : maisons d’ouvriers, ateliers, halle à charbon et demeure du maître de forges y sont restés en l’état, comme si les hommes venaient de partir. Un site rare, à courte distance du Château de Launay Guen.
Après les paysages grandioses du Lac de Guerlédan, laissez-nous vous emmener dans un lieu où l’écho du travail résonne encore : les Forges des Salles. Ce village sidérurgique remarquablement préservé, niché en pleine forêt de Quénécan, est une véritable capsule temporelle. Situé à une courte distance du Château de Launay Guen, ce site unique vous offre une perspective captivante sur l’histoire industrielle et sociale de la Bretagne.
L’histoire commence en 1623 avec la construction du haut fourneau. La Bretagne regorge alors de minerai de fer de surface et de vastes forêts fournissant le charbon de bois nécessaire à la fonte. Pendant plus de deux siècles, les Forges des Salles produisent le fer qui arme et outille la région, employant des dizaines de familles logées sur place. L’activité s’éteint au XIXe siècle, faute de pouvoir rivaliser avec la sidérurgie au coke — et le village s’endort, préservé.
Le site devient rapidement un centre industriel vital, produisant de la fonte et du fer pour divers usages, de l’armement aux outils agricoles.
Les Forges des Salles n’étaient pas qu’une usine ; c’était un véritable village ouvrier autonome. Sur place, tout était organisé autour du travail du fer : le haut fourneau, la forge, les ateliers, mais aussi les logements des ouvriers, la chapelle, l’école, la cantine et même la maison du Maître des Forges. C’était une microsociété, où des générations d’ouvriers et leurs familles ont vécu au rythme des feux des fourneaux.
L’activité décline progressivement au XIXe siècle face à la concurrence de l’acier et des nouvelles méthodes de production, pour s’arrêter définitivement en 1878. Le site fut ensuite transformé en exploitation forestière, permettant la conservation exceptionnelle de ses bâtiments. Aujourd’hui, grâce à des efforts de préservation, les Forges des Salles nous ouvrent les portes d’un pan méconnu mais essentiel de l’histoire bretonne.
La Forge : Découvrez les machines actionnées par la force hydraulique qui permettaient de transformer la fonte en fer malléable. Imaginez le bruit assourdissant des marteaux-pilons.
La Maison du Maître des Forges : Contraste saisissant avec les habitations ouvrières, cette demeure bourgeoise (et ses jardins en terrasses) illustre la hiérarchie sociale de l’époque et la fortune générée par l’industrie du fer.
La Chapelle Saint-Étienne et l’École : Ces bâtiments révèlent l’organisation sociale et spirituelle du village, où l’éducation et la religion jouaient un rôle central.
Promenades en Forêt : Les Forges sont entourées par la magnifique Forêt de Quénécan, une vaste étendue boisée idéale pour la randonnée. De nombreux sentiers balisés vous invitent à explorer la nature environnante et à profiter du calme.
Une Vie Autarcique : Le village des Forges des Salles était presque autosuffisant. Les ouvriers recevaient une partie de leur salaire en nature (bois, jardins), et le site disposait de toutes les commodités nécessaires à la vie quotidienne.
La Force de l’Eau : L’énergie hydraulique, puisée dans les étangs voisins, était essentielle pour faire fonctionner les soufflets du haut fourneau et les marteaux de la forge. C’est un exemple frappant de l’ingéniosité pré-industrielle.
Le Maître des Forges, un Personnage Clé : Il était le véritable « seigneur » du village, gérant non seulement l’usine mais aussi la vie sociale et parfois même judiciaire de ses employés.
Les Forges des Salles sont bien plus qu’un musée ; c’est un témoignage vivant de la révolution industrielle en Bretagne, un lieu où l’on ressent encore la sueur et le labeur des générations passées. Pour les passionnés d’histoire, d’architecture industrielle ou simplement pour ceux qui cherchent une visite originale au cœur de la nature, ce site est une expérience à ne pas manquer. Sa proximité avec le Château de Launay Guen en fait une étape fascinante pour compléter votre découverte de la région.
À quelques minutes d’ici, le Château de Launay Guen loue ses gîtes (jusqu’à 14 personnes) et son dortoir (jusqu’à 30), avec accès inclus à la piscine couverte. Une base idéale pour explorer le centre Bretagne en famille ou entre amis.
Le village se situe en forêt de Quénécan, sur les communes de Perret (22) et Sainte-Brigitte (56), à quelques minutes du lac de Guerlédan et à courte distance du Château de Launay Guen.
Le haut fourneau a été construit en 1623. L’activité sidérurgique s’est poursuivie pendant plus de deux siècles, avant de s’éteindre au XIXe siècle.
Le haut fourneau, la rue des ouvriers et ses logements remis en situation, les ateliers et la halle à charbon, la maison du maître de forges, ses jardins et un musée de la sidérurgie bretonne.
Oui, des parcours adaptés leur font découvrir la fabrication du fer et la vie quotidienne des familles d’ouvriers. Le village se parcourt facilement à pied.
L’arrêt de l’activité au XIXe siècle et l’absence de réaménagement ultérieur ont figé le village dans son état d’origine, ce qui en fait un témoignage rare du patrimoine industriel breton.
Le lac de Guerlédan et l’abbaye de Bon Repos sont à quelques minutes : les trois sites forment une journée de visite idéale en forêt de Quénécan.